Un avaloir qui déborde est presque toujours obstrué par des feuilles, du sable et de la mousse accumulés dans son panier décanteur ou son siphon — un dépôt accessible à la main en dix minutes, sans outil spécial. Levez la grille, videz le panier, curez la vase, rincez. Si après cela un seau d'eau ne descend toujours pas, le bouchon est plus loin dans la canalisation, et il faut une intervention depuis un regard. HB Débouchage, à Profondeville, traite les deux cas, mais commence toujours par vérifier le plus simple.

Avaloir, siphon de cour, taque : de quoi parle-t-on

En Belgique, « avaloir » désigne la bouche d'évacuation placée au sol pour collecter l'eau de pluie : dans une cour, une allée, au bas d'une descente de garage, sur une terrasse, ou en voirie le long du trottoir.

La plupart des avaloirs privés sont siphoïdes : ils contiennent une garde d'eau qui empêche les odeurs de l'égout de remonter. Beaucoup possèdent aussi un panier décanteur amovible, une sorte de seau perforé qui retient les feuilles et le sable avant l'entrée du tuyau. C'est cette pièce qu'on oublie de vider pendant des années.

Distinction importante : l'avaloir de voirie relève du domaine public. S'il s'agit de celui qui borde la rue devant chez vous, c'est le service travaux de votre commune qu'il faut prévenir, pas une entreprise privée. Un particulier n'a pas à financer le curage du réseau communal.

Pourquoi un avaloir se bouche

Dans l'ordre de fréquence, sur le terrain en province de Namur :

  • le sable et les gravillons. Une allée en dolomie, en gravier ou en pavés sablés alimente l'avaloir à chaque pluie. Le sable se tasse en bas du siphon et forme un bouchon dur, bien plus tenace que des feuilles.
  • les feuilles, évidemment, entre octobre et décembre. Une seule couche mouillée sur la grille suffit à faire déborder l'eau à côté.
  • la mousse, arrachée de la toiture, des pavés ou d'un mur lors d'une pluie battante ou d'un nettoyage.
  • la terre, entraînée par un talus, un parterre en pente ou un chantier voisin.
  • les graisses et hydrocarbures dans un avaloir de garage ou d'atelier : ils figent en couche collante qui piège tout le reste.
  • les racines et les affaissements, plus rares, mais responsables des bouchons qui reviennent malgré un entretien correct.

Une cause discrète mérite d'être citée : balayer la cour vers l'avaloir. C'est le geste le plus naturel du monde, et la première source de sable dans le siphon. Ramassez à la pelle, ne poussez pas dans le trou.

Le nettoyage, étape par étape

1. Levez la grille. Un crochet, un gros tournevis dans une fente, ou deux mains gantées. Les grilles en fonte sont lourdes ; posez-la à plat à côté.

2. Sortez le panier décanteur s'il y en a un, et videz-le dans un sac, pas dans le jardin en amont — le sable reviendrait.

3. Curez le fond. Une truelle, un pot, ou un aspirateur à eau si le dépôt est liquide. Descendez jusqu'à sentir le fond dur.

4. Vérifiez la garde d'eau. Le siphon doit rester rempli d'eau claire après curage. C'est elle qui bloque les odeurs.

5. Rincez au jet et regardez l'eau partir. Un avaloir sain avale un seau en quelques secondes.

6. Remettez la grille bien à plat, dans son cadre, sans jeu. Une grille qui bascule casse le cadre et laisse passer les gravillons.

Le test qui dit où est vraiment le bouchon

Une fois l'avaloir propre, versez un seau d'eau d'un coup.

L'eau part immédiatement : le problème était local, vous avez terminé. Notez la date et recommencez avant l'automne suivant.

Le niveau monte et redescend lentement : la canalisation en aval est partiellement obstruée. Un débouchage avec hydrocurage depuis le regard le plus proche remettra la section à nu.

Le niveau monte et ne descend pas : le bouchon est complet en aval, ou l'eau est bloquée plus loin dans le réseau. Rien de ce que vous verserez dans l'avaloir n'y changera quelque chose.

Plusieurs avaloirs débordent en même temps : le défaut n'est pas dans les avaloirs mais sur la canalisation commune qui les collecte. C'est le cas qui justifie une inspection caméra.

Ce qu'il ne faut pas faire

Verser de la soude caustique ou de l'acide. Ces produits n'ont aucun effet sur du sable, des gravillons ou des feuilles compactées. Ils présentent en revanche un risque réel de brûlure par projection au moment où l'eau stagnante réagit, attaquent les joints et finissent dans le réseau d'eaux pluviales, donc dans le milieu naturel.

Enfoncer une lance haute pression à l'aveugle dans le tuyau. Sans savoir où va la canalisation ni dans quel état elle est, on tasse le bouchon plus loin ou on fait sauter un joint ancien.

Couvrir l'avaloir d'une bâche ou d'une dalle pour ne plus voir le problème. L'eau cherchera un autre chemin, souvent la descente de garage ou le soupirail de la cave.

Reboucher la grille avec un géotextile fin en espérant filtrer : il se colmate en une saison et transforme l'avaloir en cuvette.

Le vrai risque : l'orage

Un avaloir bouché ne se signale pas les jours de pluie fine. Il se signale lors du premier gros orage, quand plusieurs centimètres d'eau tombent en quinze minutes et que l'évacuation ne suit pas. Dans une cour fermée ou au bas d'une descente de garage, l'eau n'a alors qu'une direction : l'intérieur.

C'est pour cette raison que le curage des avaloirs se fait avant la saison, pas pendant l'incident : à la fin de l'automne, quand les feuilles sont tombées, et au printemps après le nettoyage des extérieurs.

L'entretien qui suffit dans la plupart des cas

  • En automne : contrôle toutes les deux à trois semaines pendant la chute des feuilles. C'est le seul moment où la fréquence doit être élevée.
  • Au printemps : curage complet du panier et du siphon, après avoir nettoyé toiture, pavés et terrasse. Si vous faites nettoyer vos extérieurs, sachez que le nettoyage de terrasse décroche mousse et sable qui partiront vers les avaloirs : le curage se fait juste après, pas avant.
  • Allée en gravier ou terrain en pente : contrôle plus fréquent, et pensez à une bordure qui retient les matériaux en amont.
  • Grille ou cadre cassé : à remplacer, sinon le sable entre en continu.
  • Hydrocurage : quand le curage manuel ne suffit plus, ou quand le même avaloir se rebouche chaque année malgré l'entretien.

Quand appeler HB Débouchage

Appelez quand l'eau stagne encore après un curage complet, quand une odeur persiste alors que la garde d'eau est remplie, quand plusieurs avaloirs débordent ensemble, quand vous voyez des racines dans le siphon, quand l'avaloir a disparu sous un revêtement posé après coup, ou quand un orage a déjà fait entrer de l'eau chez vous.

HB Débouchage intervient dans un rayon d'environ 40 km autour de Profondeville : Namur, Dinant, Ciney, Gembloux, Andenne, Sambreville, Fosses-la-Ville, Yvoir, Anhée, Floreffe, Assesse, Gesves, Mettet, Jemeppe-sur-Sambre, La Bruyère, Fernelmont, Eghezée, Châtelet, Fleurus, Charleroi et Huy. Curage, hydrocurage, inspection caméra si le bouchon revient : l'objectif est de vous dire ce qui obstrue et pourquoi, pas seulement de faire partir l'eau une fois.

HB Débouchage — Chemin des Mésanges 31, 5170 Profondeville — 0493 90 60 50 — contact@hb-debouchage.be — disponible 24h/7j. Décrivez la situation via le formulaire de contact ou par téléphone.